Mon petit bilan pour 2017, parce que ce fut une année si particulière !

Je ne suis pas fan des bilans,sur ce qu'il s'est passé dans l'année...inutile de se prendre la tête sur les choses négatives ou les échecs qui de toutes manières, à les ressasser, viennent occulter toutes les belles choses !

Pourquoi alors particulière ? Car je suis restée à la maison entre l'été 2016 et la rentrée 2017 pour bébé, mais aussi pour ses frères.

 

Une année à la maison…une année de loisirs et de couture ?

L’équation n’est pas si vraie.

Me voilà de retour au travail, et c’est presque comme si je l’avais quitté il y a 15 jours. J'ai vite été prise dans le tourbillon des affaires... ce fut moins dur que je l'avais imaginé.

Et pourtant tant de choses se sont passées ! Forcément pas du tout comme je le rêvassais lorsque mon gros bidon ne me laissait que ce loisir,  épuisée de faire toute autre tâche...

 

J’imaginais coudre, beaucoup, reprendre un peu ma guitare en main et organiser un truc de fou pour les 40 ans de mon zhom....

Et alors ?

 

J’ai fait beauuuucoup les sorties d’écoles, du "parc" quand le temps le permettait, et des promenades à travers les vignes avec les enfants.

J’ai passé l'agrément piscine et accompagné les garçons avec l’école à la piscine – Merci aux papy-mamies d’avoir bien voulu me garder petit D.

J’ai sympatisé avec d’autres mamans « régulières » des sorties d’écoles.

Je tente de mieux découvrir le japon et les japonais, car une famille s’est installée dans le village, et les 3 enfants ont le même âge que les miens. J’ai réussi passer outre ma réserve naturelle pour aller vers eux dès leur arrivée, et ainsi sympathiser. Je ne sais pas si ça sera durable, mais j’apprécie vraiment les moments passés. Ca semble réciproque, même si la barrière de la langue et culturelle complique bien les choses.

J’ai conduit aux activités les grands, et fait un peu plus de gâteaux qu’en temps normal, bref, le quotidien d’une maman au foyer en somme (on repassera pour les tâches ménagères).

J’ai accompagné les devoirs sans (trop) de stress, tout de suite après l’école, histoire de passer à autre chose (et pas dans le stress et la fatigue à 18h après une journée chargée pour tous !)

J'ai osé partir en camping avec bébé de 8 mois, sur l'ïle de Ré, dans un coin reposant. Les garçons ont grandit et nous avons parcouru à 5 plusieurs dizaines de kilomètres de l'île, sur les digues, à travers les marais salants, le long de l'océan.... quelques ballades à l'aube ou la tombée de la nuit. Des moments suspendus de bonheur.

J'ai organisé le baptème de bébé -finallement à la maison faute de le faire au restaurant- et ce fut super. Mon regret reste de m'avoir été laissée "convaincre" par zhom que pour ses 40 ans, il ne souhaitait pas faire qq chose de spécial. Nous avons invité la famille...mais il manque vraiment qq. chose en terme de souvenirs je trouve, et semble un peu le regretter même s'il ne me l'a pas dit... On ne m'y reprendra plus.

Et côté couture ?

Mon bébé est un bébé qui aime les bras et le contact, il faisait beaucoup de RGO, donc les séances rêvées ou je m’active à ma machine, avec bébé qui gazouille dans son transat à côté…ce n’est jamais vraiment arrivé. Il n'a jamais supporter le transat - ni même le portage en écharpe (je ferais un article là dessus)

Les plages de temps que j’avais le temps de ses micros-siestes étaient consacrées au minimum pour faire tourner la maison.

Qu’importe au final.... Un bébé qui aime les bras, c’est un bébé à sniffer, à crapouiller, à chatouiller, et qui aime prolonger la tétée-câlin(même si la tétée câlin de 1h00 du mat’ et de 5h00 du mat’, on s’en passerait bien !).

Le temps passe si vite, ces moments sont un trésor. J’en ai profité tout ce que j’ai pu de ce petit dernier. Ces moments resteront à moi, quoi qu’il arrive.

 

Cette parenthèse m’a donné l’impression de grandir, de changer….de voir les choses autrement. Presque de comprendre l’appenage « La vraie vie commence quand tu as compris que tu n’en as qu’une seule »…alors, si la formule est peut-être forte, c’est plus une prise de conscience d’éviter de se prendre la tête pour rien, mais aussi se battre quand il le faut plutôt que de se taire (le côté négatif de 2017...toujours en cours).

Ce n’est pas forcément évident, ni même une discipline sur laquelle je m’astreins, mais je suis un peu dans une phase de simplification, pour aller à l’essentiel, ne pas se prendre le chou sur des broutilles, profiter et partager au maximum…

Pour tout de même me consacrer un peu de loisir, j’ai investi papa les WE pour avoir quelques plages de coutures au calme. 

J’ai cousu tout de même – Je n’ai d’ailleurs pas encore tout présenté ici….pas sûre que je le fasse un jour – mais je me suis concentrée sur des choses très simples. Le plaisir sans l’énervement (bon…ok, j’ai usé aussi du découd vite…)

Des bavoirs, des pantalons réversibles, des petits sarouels pour couches lavables. Du reprisage aussi (et toujours), et quelques transformations de vêtements....

 

Alors, cette année 2017 restera particulière. Je n'aurais plus l'occasion de revivre celà. Je me suis toutefois pris le luxe, pour prolonger cette parenthèse, de ne reprendre le travail qu'a 60%. Papa est aussi à 80%

Mais dur de casser les préjugés. C'est un congé de droit, et pourtant dans mon évaluation apparaît des réflexions sur ce temps partiel. Tant pis, me charger la mule ne me fera pas changer d'avis. Je ferais ce qui est faisable, et je me refuse de faire rentrer sur 3 jours ce qui nécéssiterait d'être fait sur 4 ou 5. C'est mon choix, et je garde ce cap au moins jusqu'a ce que mon petit bonhomme franchira les portes de la maternelle.

Je veux profiter. Nous avons trouvé un bel équilibre à mes yeux. Temporaire, c'est certain, mais le temps, l'amour et le partage avec sa famille compense bien des pertes salariales plus ou moins importantes. L'argent ne fait pas tout, et surtout n'achète pas tout.

Encore une bonne année 2018 !